Un pique-nique génère en moyenne plusieurs centaines de grammes de déchets : emballages plastiques, canettes, sacs jetables, papier aluminium. Avec quelques ajustements simples, il est possible de diviser ce chiffre par dix sans changer le plaisir du moment, que vous soyez dans un parc en Île-de-France ou dans une forêt en Grand Est.
La règle de base : rien qui ne rentre pas dans le sac en repartant
Le principe du zéro déchet au pique-nique est simple : tout ce qui arrive sur le site repart avec vous. Ce n’est pas une contrainte écologique abstraite, c’est aussi le respect élémentaire envers les autres utilisateurs et les gestionnaires des espaces naturels. De nombreuses aires de pique-nique ne disposent pas de poubelles pour encourager ce comportement, notamment dans les Parcs naturels régionaux de l’Ardèche, des Vosges ou en Lozère.
La liste du matériel réutilisable
- Boîtes hermétiques en inox ou verre pour transporter salades, quiches et sandwiches
- Couverts réutilisables en bambou ou inox légers
- Verres ou tasses en inox, ou simples verres plastiques durs à réutiliser
- Nappe en tissu lavable plutôt qu’en papier
- Bouteille isotherme pour les boissons, évite les canettes et bouteilles plastiques
- Sac en tissu ou panier plutôt qu’un sac plastique
- Papier sulfurisé ou cire d’abeille pour emballer les sandwiches (compostable)
Choisir les aliments avec moins d’emballages
La plupart des déchets de pique-nique viennent des achats en grande surface. Quelques alternatives simples : acheter le pain en boulangerie (sans sachet plastique), le fromage à la coupe, les olives et charcuteries au rayon traiteur. Les fruits entiers (pommes, raisins, cerises) ne génèrent aucun déchet non compostable. En Nouvelle-Aquitaine ou en Occitanie, les marchés locaux permettent facilement de constituer un panier zéro emballage.
Gérer les déchets organiques
Les pelures, trögnons et restes organiques ne doivent pas être éparpillés dans la nature, même si l’intention est bonne. Certains fruits et légumes introduits en forêt peuvent perturber la faune locale. Ramenez les restes organiques dans un sac compostable fermé, que vous viderez dans votre bac à compost ou les poubelles de tri à la maison.
Le geste final : laisser le site plus propre qu’à l’arrivée
Certains pique-niqueurs vont plus loin : ils repartent avec quelques déchets trouvés sur place, laissés par d’autres. Ce geste, appelé « plogging » ou « ramassage récréatif », se développe depuis quelques années en France. Un simple sac prévu à cet effet dans le panier change considérablement l’aspect d’un site naturel fréquenté.
Choisir des aires bien gérées
Les aires aménagées par les communes, les Parcs naturels régionaux et l’ONF sont généralement les mieux entretenues. On en trouve en grand nombre en Auvergne-Rhône-Alpes, dans les Vosges, en Bretagne ou dans le Jura. La carte Coin-PiqueNique.fr recense plus de 14 000 sites en France : trouver un site aménagé, c’est aussi choisir un espace qui bénéficie d’un suivi régulier.
